Simien Mountain National Park
Plateau volcanique classé UNESCO, le parc du Simiên abrite des escarpements de plus de 1 500 mètres, des troupeaux de géladas endémiques et le point culminant d'Éthiopie, le Ras Dashen (4 533 m).
Le parc national des montagnes du Simiên s'étend sur le nord de l'Éthiopie, dans la région Amhara, à quelques heures de Gondar. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978, il protège un plateau volcanique découpé par des escarpements vertigineux, des vallées profondes et des sommets dépassant 4 000 mètres. C'est l'un des rares endroits au monde où observer le gélada, le lycaon d'Éthiopie et le bouquetin de Walia dans leur habitat naturel.
Infos pratiques en un coup d'œil
- Entrée : payante — droit d'entrée au parc + frais de guide obligatoire + frais de scout armé obligatoire
- Guide et scout : obligatoires pour toute randonnée à l'intérieur du parc
- Tenue : vêtements chauds indispensables — les nuits en altitude descendent sous zéro même en saison sèche
- Durée conseillée : 2 à 5 jours pour les randonnées avec camping ; 1 jour possible depuis Gondar pour un aperçu
- Meilleure saison : octobre à mars (saison sèche) ; juillet-août déconseillé (pluies intenses)
- Altitude : entre 1 900 m et 4 533 m (Ras Dashen, point culminant d'Éthiopie)
Ce qu'on y voit
Le paysage est dominé par des falaises basaltiques tombant à pic sur des milliers de mètres, des plateaux herbeux et des pics isolés. La faune est l'attraction principale : les troupeaux de géladas — babouins à poitrine rouge endémiques d'Éthiopie — se comptent parfois par centaines sur les prairies d'altitude. Le bouquetin de Walia, espèce en danger critique, se repère sur les parois rocheuses. Le lycaon d'Éthiopie, canidé le plus menacé d'Afrique, est présent mais discret.
Histoire et contexte
Le parc a été créé en 1969 et classé UNESCO dès 1978, puis inscrit sur la liste du patrimoine en péril en 1996 en raison de l'empiètement agricole et du braconnage. Des efforts de conservation ont permis de stabiliser les populations de bouquetins de Walia, passées de quelques dizaines à plusieurs centaines d'individus. Le plateau Simiên est habité depuis des millénaires ; des villages de paysans amhara subsistent à l'intérieur des limites du parc.
Les temps forts de la visite
Le point de vue de Geech
Depuis le camp de Geech, les escarpements plongent sur plus de 1 500 mètres. C'est l'un des panoramas les plus saisissants du parc, accessible dès le premier jour de randonnée depuis Sankaber.
Les géladas au lever du soleil
Les troupeaux remontent des falaises où ils dorment dès l'aube pour paître sur le plateau. Observer des centaines d'animaux à quelques mètres, sans barrière, reste une expérience rare sur le continent africain.
L'ascension du Ras Dashen
À 4 533 mètres, le Ras Dashen est le point culminant d'Éthiopie et le quatrième d'Afrique. L'ascension depuis Chenek demande deux jours aller-retour et une bonne condition physique. Aucune technique d'alpinisme n'est requise, mais l'altitude se fait sentir.
Le camp de Chenek
Situé à environ 3 600 mètres, Chenek est le meilleur point d'observation du bouquetin de Walia. Les falaises environnantes abritent aussi des lammergeiers (gypaètes barbus) planant en permanence.
Conseils pour les photos
La lumière dorée du matin sur les escarpements de Geech est optimale entre 6 h et 8 h. Pour les géladas, approchez-vous lentement et restez au niveau du sol — ils s'habituent rapidement à la présence humaine. Un téléobjectif (200 mm minimum) est utile pour le bouquetin de Walia sur les parois. Les nuages s'accumulent souvent l'après-midi, même en saison sèche : privilégiez les panoramas le matin.
Situation et accès
Le parc se rejoint depuis Gondar, ville la plus proche disposant d'un aéroport international. La route goudronnée jusqu'à Debark (siège du parc, à environ 100 km de Gondar) est praticable en véhicule ordinaire. Au-delà, les pistes intérieures nécessitent un 4×4. Des agences locales à Gondar et Debark organisent les permis, guides et scouts. Il est possible de combiner la visite avec les chutes du Nil Bleu ou les châteaux royaux de Gondar.
Aux alentours
- Châteaux royaux de Gondar — complexe palatial du XVIIe siècle, point de départ naturel avant ou après le parc.
- Églises rupestres de Lalibela — à plusieurs heures de route, les célèbres églises taillées dans le roc constituent une étape majeure du circuit nord éthiopien.
- Lac Tana et ses monastères — lac-source du Nil Bleu, parsemé d'îles abritant des monastères orthodoxes du XIVe siècle.
Questions fréquentes
La saison sèche, d'octobre à mars, offre les meilleures conditions : sentiers praticables, visibilité dégagée et faune plus facile à observer. Évitez juillet et août, mois de mousson où les pistes deviennent impraticables et la visibilité très réduite.
Une visite d'une journée jusqu'à Geech est accessible à tout marcheur en bonne santé. L'ascension du Ras Dashen demande une condition physique solide et une acclimatation à l'altitude. Prévoyez au minimum une nuit sur le plateau avant toute randonnée exigeante.
Oui. Le règlement du parc impose un guide agréé et un scout armé pour toute randonnée. Cette règle s'applique sans exception, y compris pour les visites d'une journée. Les guides sont recrutés à Debark, au bureau du parc.
Oui. Des camps équipés (Sankaber, Geech, Chenek) proposent des emplacements et parfois des bungalows basiques. Apportez un sac de couchage chaud : les températures nocturnes descendent régulièrement sous zéro en altitude.
Le circuit classique relie Addis-Abeba, Lalibela, Gondar (base pour le Simiên) et Axoum. Depuis Gondar, comptez au moins deux nuits dans le parc pour une expérience satisfaisante avant de rejoindre Axoum ou de redescendre vers Addis.
Oui, sans restriction particulière pour la photographie animalière. Les géladas sont habitués aux visiteurs et permettent des approches très proches. Évitez les flashs et les comportements brusques qui pourraient stresser les animaux.
Envie de découvrir cette destination ?
Nos conseillers locaux créent votre voyage sur mesure.